Moi et viva la vida

Vous avez le blues ? Des soucis ? Le temps grisonnant joue sur votre moral et vous n'avez qu'une seule envie : hiberner sous la couette jusqu'au retour du printemps ?
Ecoutez ceci : c'est LA chanson du siècle.
Impossible de ne pas avoir le sourire scotché aux joues avec une chanson si positive !!!!
Je vais d'ailleurs demander à notre président Nicolas s'il veut bien en faire notre hymne (ok, c'est en anglais, mais après tout, lui est bien hongrois...)
Bonne écoute, et bon sourire !

# Online seit Sonntag, 14. September, 2008 um 11:06

Moi et Paris

Moi et Paris
Paris, ville de mon coeur, de ma vie...

"La plupart des hommes se promènent à Paris comme ils mangent, comme ils vivent, sans y penser... Oh, errer dans Paris ! Adorable et délicieuse existence ! Flâner est une science, c'est la gastronomie de l'½il. Se promener, c'est végéter. Flâner, c'est vivre."
Honoré de Balzac.



Photo prise devant le mur des "Je t'aime", juillet 2008...
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# Online seit Montag, 21. Juli, 2008 um 17:22

Moi et la main de Lenny...

Je commencerai cet article en vous disant que je ne devrais même pas l'écrire car il ne pourra jamais retranscrire 1 centième de ce que j'ai vécu. Alors pour vivre ce centième à fond avec moi, je vous recommande d'écouter la chanson(vieille vidéo ci-dessus même pas prise par moi) en même temps que vous le lisez, si vous voulez vous mettre dans l'ambiance...

Lenny.
Lenny.
Lenny Kravitz.
J'ai embrassé Lenny Kravitz.

Pardon, je voulais dire moi, Barbara, petite française moyenne lambda, j'ai embrassé Lenny Kravitz, artiste génialissime de son état dont je suis absolument fan depuis l'âge de 13 ans.

Mais commençons par le commencement.

Le concert était fabuleux, on était bien placés, on voyait toute la scène. On a dansé comme des fous, on a tapé des mains, des pieds, on a sauté, on a repris en coeur les refrains célèbres, murmuré les chansons moins connues, admiré les musiciens géniaux et pas perdu une miette du moindre mouvement de cet artiste capable de nous transporter d'un bout à l'autre dans la gamme des émotions.

Je l'avais déjà vu en concert, il y a plusieurs années. Mais là, je peux vous dire qu'il s'est passé quelque chose de plus. Un truc impalpable, qui flottait dans l'air. Peut-être étaient-ce les prémisses de cette "Love Revolution" dont il fait tant l'apologie ?

Impossible à décrire. Impossible, impossible.
IMPOSSIBLE.
Ce fut magique.

Puis vint la chanson. MA chanson. "Let Love Rule", une chanson positive, d'amour, de paix... aux paroles presque religieuses. Pour moi, c'est un hymne. Si je ne devais en garder qu'une, je pense que c'est celle-là que je choisirais.

Les habitués des concerts de Lenny Kravitz savent que "Let Love Rule", c'est la chanson de Lenny qui ne se termine jamais, qu'on peut chanter à l'infini, qu'on peut jouer des heures en alternant solos de guitare, saxo, batterie. C'est une rangaine entrainante qu'on chante en choeur, pleins d'espoir, comme un alleluia. C'est aussi le moment où Lenny, si avide de l'amour de son public, se jette dans la fosse entouré de quelques gardes du corps.

Ca ne loupe pas. Lenny s'approche de la foule... le public chante ce refrain.. "leeeeet loooooov ruuuuule"....
Il est de plus en plus près... il descend... mais à l'opposé parfait de l'endroit où je me trouve.

Déception totale pour moi. Je sens que le masque de joie qu'il m'avait collé sur le visage, il l'a fait tomber d'un coup, sans le savoir.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"


J'en éteinds l'appareil photo avec lequel je filmais cette torture (ma vidéo à moi de cette torture visibleici). J'ai les bras ballants, le long du corps, la gorge serrée. Mes yeux me piquent. La déception accompagnée d'un sentiment d'impuissance à l'état pur.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Mais Lenny ne semble pas près de remonter sur la scène. On voit la petite masse noire et dense de fans aglutinés autour de lui se déplacer lentement.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"


Il fait le tour de la fosse. Mais va t-il le faire en entier ? Et si c'est le cas, étant donné qu'il longe les gradins et que je suis très exactement sur les marches qui forment la frontière entre la fosse et les gradins... il va passer devant moi. Et il n'y a même pas de barrière !

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Soudain, je réalise. Lenny ne peut pas faire autrement que de passer devant moi. Il ne peut y avoir personne entre lui et moi. Je ne bouge plus d'un poil. Je range mon appareil photo. J'attends.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Les gens s'agitent. "Il va passer, on va le voir", "Prends l'appareil", "C'est obligé, il va passer devant nous".

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

"Il arrive ! "

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Il est là, à 1 mètre de moi. Je le vois, je suis ailleurs, au-dessus de tout. Il n'y a rien d'autre que du brouillard autour de lui. Et ce refrain.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Il regarde les gens, un par un, plus serain et calme que jamais. il a les yeux clairs. Il marche. Les gardes du corps, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Je vois sa main en l'air.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Je la saisis doucement.
1 seconde.


"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

J'ai la main de Lenny dans la mienne. La main qui a écrit un jour les refrains que j'idolâtre depuis 15 ans, qui gratte la guitare que j'aime tant écouter, qui caresse le piano noir dont je connais les moindres bémols.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Je dépose 3 petits baisers sur sa main enfermée dans la mienne.
2 secondes.


"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Enfin, son regard croise le mien. Ma main sur la sienne, je lui adresse trois "thank you", droit dans les yeux.
3 secondes.


Car "thank you", c'est la seule chose que je peux lui dire. Je ne peux pas lui dire "I love you", c'est quelque chose que je ne dis qu'à l'homme que j'aime, et que j'écris aux membres de ma famille. Je l'aime certes, mais en tant qu'artiste, pour ce qu'il m'a toujours apporté à travers sa musique. Alors à travers ces 3 "thank you", je le remercie de m'avoir remonté le moral dans de gros moments de blues, de me permettre de pouvoir me défouler à mort sur son rock et de danser comme un folle un bon coup, plutôt que de pleurer 3 jours, et d'avoir écrit à ma place des mots qui ne sortaient pas...

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Il hoche la tête doucement plusieurs fois.
4 secondes.

Je lâche sa main.


"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Ces 4 secondes pendant lesquelles j'ai tenu sa main, je les ai vécues au ralenti, et chaque fois que je les repasse dans ma tête... c'est... magique.

Moi qui pensais que ça ne me ferait rien, que je resterais indemne si ça m'arrivait un jour de croiser Lenny Kravitz... Faites attention : ca peut vous tomber sur le coin du nez sans prévenir, un Lenny Kravitz !


"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Je le regarde s'éloigner et faire vivre à tous les gens du publlic ces mêmes 4 secondes que j'ai vécues. Mais...
mon téléphone vibre dans ma poche. Je regarde qui m'appelle à 22h45... "Maman"...


"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Je réponds, mets le haut-parleur et tente d'écouter ce qu'elle me dit...

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

J'entends "otages...... libérés..... Bétancourt......."

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Je comprends.

Et là, ce sont des larmes de joie qui m'inondent !!!! Un torrent de larmes !!!! Ingrid Bétancourt, pour qui j'ai signé au moins 3000 pétitions venus de partout, des vraies, des fausses peut-être...du monde entier !

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Les paroles de MA chanson prennent tout leur sens.

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

Lenny remonte sur la scène et l'annonce au micro sur le refrain qui continue. Une joie intense explose dans la salle...

"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"
"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"
"Leeeeeet Loooooove Ruuuuuuuule"

# Online seit Donnerstag, 10. Juli, 2008 um 14:29

Geändert am Donnerstag, 10. Juli, 2008 um 16:25

Moi et ... un grand bonheur.

Moi et ... un grand bonheur.
Love is gentle as a rose
And love can conquer any war
Its time to take a stand
Brothers and sisters join hands

We got to let love rule
Let love rule
We got to let love rule
Let love rule

Love transcends all space and time
And love can make a little child smile
Oh cant you see
This wont go wrong
But we got to be strong
We cant do it alone

We got to let love rule
Let love rule
We got to let love rule
Let love rule

Let love rule
You got to got to got to
Let love rule

You got to got to got to, yeah
Let let let let love rule
Let love rule

Let love rule
You got to got to got to
Use to yeah
You got to yeah
Waouh
You got to
Got to got to got to yeah
Yeah yeah yeah yeah yeah yeah
Let love rule

# Online seit Donnerstag, 03. Juli, 2008 um 04:07

Geändert am Donnerstag, 10. Juli, 2008 um 16:12

Moi et mon week-end de fille

Moi et mon week-end de fille
Que faire quand son chéri est en raid sportif (course à pied - VTT - canoë - grimpage à mains nus sur les rochers) avec une bande de potes surmotivés pour tout le week-end, au fin fond de la France (En Charente, pas une Fnac, une salle de concert, un H&M ou un Ikea à moins de 200 km..., je confirme, c'est bien le fin fond de la France.)
Deux solutions :
a) se morfondre devant la télé et compter les heures en attendant le retour du chevalier épuisé sur son fidèle destrier (pardon... VTT),
b) en profiter pour ne voir que des filles (qu'elle qu'elle soit, copines, famille, tous âges confondus du moment qu'on utilise "Elle" pour la désigner) et ne faire que des trucs de filles.
Pas besoin de vous dire quelle option j'ai choisie.

1) Raid concert :

Mon raid "fille" à moi a commencé le vendredi soir. Au programme, concert de ma chanteuse fétiche Alanis Morissette avec ma soeur fétiche Sandra (la seule). Alanis, une chanteuse qui, d'ailleurs, devrait faire à elle seule l'objet d'un article tant j'ai de choses à dire. Belle (malgré ses 15 kg en plus à vue de nez qui a valu dès son arrivée sur scène des "t'as vu ses cuisses ? on dirait des dindonneaux ! " " elle a les bras potelés,non ?... tiens, tu me sors mon sandwich au rôti ?" un peu partout dans la foule). Voix unique, exceptionnelle, offrant une dentition comptant double, voire triple de petits émaux email diamant alignés en rangs d'oignons ("c'est normal d'avoir autant de dents ? " en comptant acrobatiquement dans sa bouche avec le bout de la langue). Energie à couper le souffle ( "il paraît que la coke, ça fait ça..."). Et toujours des paroles de fille moderne décidée à pas se laisser marcher dessus par la gent masculine ("and are you thinking of me when you f.... her ?")
Bref, à part ses blablas de fifilles jalouses fusant de part et d'autres dans la salle, ce fut un concert magique, ennivrant, envoutant...

2) Raid shopping

Reboostée par l'écoute des 4 albums dès le saut du lit, je me prépare pour la deuxième étape de mon raid à moi, le samedi matin : l'épreuve shopping. Avec, accrochez-vous bien, une des épreuves les plus difficiles de la discipline : l'achat annuel du maillot de bain. Je dis annuel car chaque année, je perds le haut ou le bas de celui acheté il y a deux ans. L'accouchement, les ruptures, la ménopause sont une bonne partie de rigolade à côté de cela, non ? Pour m'accompagner dans cette épreuve, il me fallait bien le soutien de ma maman, de ma soeur et de ma nièce, 54, 32 et 2 ans, histoire d'avoir un avis intergénérationnel. Arrivées à la boutique, nous nous lançons dans le choix DU modèle 2008, celui dont j'aurais perdu le haut ou le bas en 2010, si mes calculs sont bons. Entre le modèle bandeau qui "fait des seins de vieilles jusqu'au genou" dixit maman, le faux deux pièces rallié par une bande de tissu sur le ventre qui te fait "une paire de fesses si tu manges une tomate cerise au repas du midi" dixit ma soeur, et le modèle avec des fraises à strass qui fait penser à "chaôtôfène" dixit Nina (comprendre Charlotte aux fraises dans son langage), je reste pantoise... A l'unanimité, nous optons pour un modèle classique triangle légèrement rembourré pour éviter le syndrome du pointage après le bain à 16°C. Couleurs sobres, qui s'accorderont aussi bien au sac de plage, aux lunettes de soleil, au doré abricot du bronzage ou au rouge écrevisse couvert de biafine. Dans ma cabine, je m'emmêle dans les cordelettes des 4 tailles de haut et des 8 tailles de bas que j'ai décidé d'essayer. Je maudis cette cabine feutrée rose bonbon qui fait ressortir cellulite et vergetures. Et je supplie ma mère de tenir le rideau de la cabine avec ses deux mains pour ne pas subir l'humiliation du regard de la vendeuse qui aurait deviné mes mensurations en un clin d'oeil, déjà assez inquiète de ce qui se trame derrière le rideau.
Rouge écarlate, en nage, rhabillée comme l'as de pique, je passe finalement en caisse et cette souffrance me coûte 35 euros. Si peu de tissu pour tant d'euros. Mais au moins, c'est fait !

3) Raid ciné

Comme le dit le vieil adage : après l'effort, le réconfort ! Pour me remettre de mes émotions, ma mère et ma soeur (comme je les aime) décident donc de poursuivre la journée par un ciné. Avec avant toute chose, passage obligé au stand de glaces Haggen Däazs avec supplément de noix de pécan, de chocolat, noisettes et chantilly qui font mal aux cuisses mais bien aux papilles... et au moral. On se déculpabilise en le disant tout haut, d'ailleurs. Evidemment, nous choisissons THE film de fille par excellence : sex and the city. Le noir se fait. Pas besoin de réfléchir, on oublie les soucis du quotidien, les problèmes existentiels de calories et maillots de bain. On rit, on pleurt, on sourit, on pleurniche... Mais on s'en fiche : c'est ça qu'on veut avec ce genre de film.

4) Raid beauté

Le lendemain, je me suis occupée de ma petite poire à moi. Ce qui veut dire : bain avec sels marins à la verveine et bon bouquin, suivi d'un gommage total du corps, épilation nickel de partout où il faut (objectif je serai plus belle qu'Ariel, la petite sirène), pealing du visage, masque hydratant, épilation des sourcils à la loupe et lumière du jour. Shampooing après-shampoing et masque anti-casse, puis brushing. Sans oublier manucure et pédicure dignes d'une apprentie CAP esthétique (oui, j'ai quand même pas le niveau d'une pro, même si je me débrouille pas mal). Je me sens bien. Prête à affronter l'avant dernière épreuve du raid.

5) Raid soirée filles
Allô Alex ? Allô Néno ? Ce soir, c'est soirée filles à la maison ! Pas besoin d'en dire plus, on sait que ça commence vers 20h30, qu'il ne faut rien ramener, sauf ce que la copine invitante oubliera forcément (on le devine, quand on se connaît bien). Et évidemment, le passeport pour la soirée, c'est les nounours en chocolat (toujours au lait, en petit paquet de 200 grammes ou pot familial d'1 kilo). On se met à l'aise, on se raconte ses dernières histoires (bêtises des enfants, dispute avec chéri pour chaussettes qui trainent, Est-ce que Carry a bien fait de retomber dans les bras de Big, nouvelle collègue hystérique bien décidée à nous prendre notre place - déjà pas très glorieuse- , flirt douteux avec inconnu rencontré sur ne net de la copine d'une voisine qui l'a répétée à la copine de bureau de la cousine, coût du melon chez Champion, désert sentimental...) Tous les sujets méritent attention, débat thèse antithèse synthèse...). Et THE sujet du moment : le mariage. Non, pas le mien, mais celui d'Alex qui nous provoquent, à nous, ses deux témoins, des inquiétudes quant aux tenues, à la déco, à la disposition des tables, aux faire-part, aux dragées etc. Ainsi se termine mon raid filles. Avec mes deux amies géniales. Ca finit tard, très tard, dans la rue, en marchant à pas de loups pour essayer de surprendre les crapauds qui font un boucan de tous les diables, dans le petit cours d'eau qui traverse la ville. Et si on en attrape un, Néno, promis, il se transformera en ce prince charmant tant attendu qui viendra t'enlever en pleine nuit, sur son fidèle destrier (ou sur son VTT)...

# Online seit Donnerstag, 26. Juni, 2008 um 15:48

Geändert am Sonntag, 29. Juni, 2008 um 11:18